On est dans la merde en cas de pandémie de grippe A, la France est bien mal organisée. C'est effarant de voir çà !
Les critiques sont néanmoins sévères. Le Sénat s'interroge d'abord sur les délais de livraison des masques de protection et des vaccins récemment commandés.
« Alors que le pic pandémique est prévu pour cet automne, les masques de protection ne seront livrés qu'à hauteur de 25 millions par mois
entre juin 2009 et septembre 2010 »,
s'inquiète-t-il. Quant aux vaccins contre le virus H1N1, « les livraisons seront échelonnées entre octobre 2009 et janvier 2010, voire mars ou avril selon les capacités de production des
laboratoires »
.
Or, les deux injections nécessaires doivent être séparées de trois semaines, et le patient n'est totalement immunisé qu'au bout de six
semaines. Les sénateurs s'inquiètent de cette « livraison tardive » et s'interrogent sur « l'opportunité d'une
commande aussi importante si une partie des doses ne peut être livrée à temps ». Les vaccins coûteront au total 879 millions d'euros, a confirmé hier la ministre de la Santé,
Roselyne Bachelot. Ce chiffre est un maximum, car il fait l'hypothèse d'un taux de TVA normal sur les produits, mais il ne tient pas compte
des coûts associés : logistique, rémunération des professionnels de santé, etc.
Le Sénat s'inquiète aussi des dates de péremption des produits stockés, dont certains datent de 2005.
Plus de la moitié des 537 millions de masques de protection destinés aux professionnels de
santé « présentent aujourd'hui une date de validité dépassée (Bah,
ils ne seront pas protégés et ils contamineront les patients
)». Des tests ont montré que les dispositifs périmés demeuraient efficaces néanmoins, mais aucune décision n'a été prise sur leur
utilisation éventuelle. Dans cette incertitude, le gouvernement a lancé une commande de 400 millions de masques supplémentaires le mois dernier, pour
46 millions d'euros.
Les sénateurs focalisent ensuite leurs critiques sur la façon dont les stocks de produits de santé sont gérés. Répartis sur 72 sites différents, hôpitaux, sites du ministère de la Défense ou de l'Intérieur, sites des laboratoires pharmaceutiques, ils sont difficiles à suivre
avec précision, d'autant que les systèmes informatiques ne sont pas reliés. Plus grave, certains sites présentent « des conditions de conservation
hétérogènes ». Jean-Jacques Jégou a vu des doses de l'antiviral Tamiflu stockées en pleine chaleur « sous des toits de
fibrociment ».
( Quand
on a travaillé dans des pharmacies, on sait que l'on ne range pas les vaccins reçus le samedi matin, ils attendent le mardi matin pour être mis au réfrigérateur...
Ils restent à température
ambiante... Il ne faut pas généraliser mais c'est pas exceptionnnel. Ils sont vendus au même prix, le patient se croit protégé ou vacciné... ) Et des stocks
« constitués par les différents ministères et les collectivités territoriales » échappent au contrôle de l'Eprus. Le partage des rôles entre l'établissement public, les
agences sanitaires et les différents ministères n'est « pas encore complètement stabilisé », ce qui « pourrait poser des difficultés de coordination en cas d'urgence
sanitaire ».
source : Les Echos


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