Les boissons drainantes pour maigrir
Pour mincir, le drainage est un allié de choc. De nombreuses plantes dites diurétiques contribuent à drainer l’organisme en facilitant l’élimination de l’eau et des toxines par le rein (l’orthosiphon ou thé de Java, la prêle, le rhizome de chiendent ou la piloselle), mais aussi par le foie (pissenlit par exemple) ou la peau (pensée sauvage, bardane).
Et quand on élimine mieux, on perd du poids ! Mais attention, on élimine seulement de l’eau présente en excès et des toxines… pas question de "perdre des graisses en faisant pipi" !
Conséquence : les boissons drainantes sont plus efficaces chez celles qui font de la rétention d’eau que chez celles qui souffrent d’un problème de poids plus général. Et pour la cellulite, c’est pareil ! Car si celle-ci est un problème de gras, d’eau et de peau, il y a toujours une composante essentielle… et donc plusieurs types de cellulite, qui réagissent différemment au drainage.
C’est la cellulite dite aqueuse qui s’effacera le mieux avec les boissons drainantes, celles-ci aidant à éliminer l’eau en trop.
Les plantes drainantes s’utilisent sous forme liquide ellulite adipeuse surtout constituée de cellules graisseuses et à la cellulite fibreuse (douloureuse au toucher) où les cellules sont enkystées et mal oxygénées, la cellulite aqueuse rime avec problèmes circulatoires et rétention d’eau (tendance à être « bouffie » et aux jambes lourdes).
Comment ça marche ?
Prenez-les de préférence le matin, moment où le drainage est le meilleur, ou tout au long de la journée, en-dehors des repas. Ces boissons se prennent par cures de 20 jours par mois ou 6 jours par semaine. Au long de l’année, pensez à faire des pauses et surtout, respectez les doses ! Quelques précautions : la prêle, très diurétique, est déconseillée pour les gens très maigres et si vous souffrez d’insuffisance rénale ou hépatique, parlez-en au médecin car il peut y avoir des contre-indications.
Les boissons drainantes que l’on trouve dans le commerce contiennent souvent, en plus des plantes diurétiques, des produits satiétants (qui réduisent l’appétit) et des plantes destinées à améliorer la circulation (vigne rouge, mélilot) pour oxygéner les tissus, faciliter les échanges et contribuer à l’élimination.
L’éclairage de Danielle Roux-Sitruk, pharmacienne spécialisée en phytothérapie*
Les boissons drainantes peuvent-elles fatiguer les reins ?
Danielle Roux-Sitruk : Non, mais prévenez votre médecin pour éviter les mauvaises associations (avec des médicaments diurétiques par
exemple).
Il y a- t-il des risques de surdosage ?
D. Roux – Sitruk : Les plantes drainantes ne sont pas dangereuses si l’on respecte les doses indiquées. Vous pouvez faire sans problème plusieurs cures dans l’année, mais attention
toutefois aux quantités absorbées : si vous en prenez plus pour augmenter la rapidité et l’efficacité du drainage, cela peut être
toxique.
A force de drainer, peut-on perdre minéraux et oligo-éléments ?
D. Roux – Sitruk : Aucun risque avec les plantes ! En général, elles en apportent suffisamment d’elles-mêmes.
Quels sont les autres moyens de lutter contre la rétention d’eau ?
D. Roux – Sitruk : Evitez de manger trop salé, cela provoque des œdèmes, surtout si vous « gonflez » facilement. Buvez de l’eau, mangez des fruits et
légumes et n’hésitez pas à parler de votre contraception avec votre gynécologue : les hormones peuvent avoir un impact très fort sur la rétention d’eau.
*Auteur de Mincir grâce aux plantes , Editions Le livre de poche.
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