Des personnes âgées maltraitées dans une maison de retraite de Bayonne. Malheureusement... c'est plus fréquent qu'on ne le croie.
Une gérante d'une maison de retraite de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a été mise en examen
mercredi pour des actes de maltraitance présumés sur des personnes âgées résidant dans son établissement, "Les Colombes", qui a été fermé.
C'est une infirmière libérale qui a dénoncé les faits à la fin du mois de septembre au
commissariat de police de Bayonne (une infirmière qui mérite que nous louons son courage, une femme exemplaire).![[:adelttt] [:adelttt]](http://imdoc.fr/forum/images/perso/adelttt.gif)
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Après enquête, les policiers ont interpellé la gérante âgée de 70 ans ( j'espère que cette vieille femme sera traitée comme on l'a traité lorsqu'elle
intégrera une maison de retraite) mardi et l'ont placée en garde à vue. Elle a été mise en examen pour "violences
n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail et commise sur de personnes vulnérables", a déclaré Anne Kayanakis, procureur de la République de Bayonne lors d'un point presse en fin
d'après-midi.
Encourant pour ce chef trois ans de prison ferme, elle ne fait pour l'instant pas l'objet d'une inculpation pour "abus de biens sociaux", a précisé Mme Kayanakis.
Le procureur a confirmé qu'une plainte avait été déposée le 22 septembre par une infirmière libérale intervenant dans l'établissement. Après enquête, "il a été décidé d'intervenir assez rapidement pour constater la réalité des faits", a-t-elle poursuivi. S'en est suivi une perquisition mardi matin, puis le placement en garde à vue de la directrice. Mercredi matin, cette dernière a été mise en examen puis placée sous contrôle judiciaire.
Mme Kayanakis a confirmé que "des pensionnaires ont été retrouvés avec des liens, attachés à leur lit" ou "couchés dans leur urine et parfois dans leurs excréments". En revanche, "pas de violences directes, pas de traces de coups" n'ont été constatés, le procureur faisant état de simples "bousculades".
Le secrétariat d'Etat aux Aînés évoque par ailleurs dans un communiqué des situations de "sous-alimentation" avec des repas commandés pour 8 au lieu de 16, une "absence totale de compétence professionnelle de la direction" et des "tarifs prohibitifs au regard des prestations".
La maison de retraite "Les Colombes" hébergeait "15 personnes âgées entre 80 et 95 ans" qui, selon le procureur, "ont toutes des familles". Quatre agents y travaillaient ainsi qu'un veilleur de nuit en plus de la directrice. Des infirmiers et infirmières libérales intervenaient pour prodiguer des soins.
La directrice des Colombes "n'est pas dans le déni complet", selon Mme Kayanakis. Sa ligne de conduite est qu'il s'agit d'une gestion à l'ancienne"."L'enquête va maintenant se poursuivre mais ce n'était pas la maison de l'horreur", a-t-elle résumé. L'établissement fait désormais l'objet d'une fermeture administrative et les personnes vont être relogées par la DDASS et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
La secrétaire d'Etat aux Aînés, Nora Berra, a souligné que l'établissement ne faisait "l'objet d'aucun agrément par les services de l'Etat" et qu'il "n'aurait jamais dû accueillir des résidents dépendants". L'Association des directeurs au service des
personnes âgées (AD-PA) juge que si ces faits s'avèrent exacts, "ils sont inqualifiables et doivent être sanctionnés avec la plus grande fermeté".
J'incite tous les membres du personnel des établissements de soins où il y a de la maltraitance à la dénoncer. Prenez exemple sur cette
infirmière, n'hésiter pas à signaler les mauvais traitements, osez enfin parler!
Il faut que ce monde de névrosés evolue vers un monde plus humain, plus normal.![[:richurules] [:richurules]](http://imdoc.fr/forum/images/perso/richurules.gif)
Un numero de téléphone à retenir 3977.
Rediffusion d'une note du 07/10/2009
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