Encore une croyance qui s'avère fausse... sur les 5 fruits ou légumes à consommer par jour
Les médecins prêtent bien des vertus aux fruits et légumes, mais il faut désormais en rayer une de la liste. Une étude
menée par une chercheuse montréalaise démontre qu'ils ne préviennent pas le cancer du côlon.
Anita Koushik, épidémiologiste à l'Université de Montréal, aabattu un travail colossal avant d'en arriver à cette conclusion étonnante.
«Nous avons eu accès aux données brutes de 14 études sur le sujet, explique-t-elle en entrevue téléphonique. J'ai analysé chaque étude séparément et j'ai compilé les résultats.»
Son échantillon est énorme: 756 000 patients, qui ont été suivis entre 6 et 20 ans. Elle a mesuré leur consommation de fruits et légumes et l'incidence du cancer du côlon.
«Même en consommant un plus grand nombre de portions par jour, les risques de cancer du côlon demeuraient stables, a-t-elle constaté lors d'un entretien téléphonique. Il n'y a donc aucune incidence.»
Seuls les patients qui consommaient moins de deux portions par jour ont contracté la maladie plus souvent. C'est également le cas pour ceux qui mangeaient beaucoup de viande rouge.
En manger davantage
Alors faut-il délaisser le brocoli pour autant?
Absolument pas! répond la chercheuse. «Au contraire, on devrait en manger davantage!» Car si les produits de la terre ne réduisent pas l'incidence du cancer du côlon, ils ne l'augmentent pas non plus.
Des études montrent d'ailleurs que les fruits et légumes préviennent un éventail de maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, ainsi que les cancers de la bouche, de l'oesophage, de l'estomac, du poumon de l'ovaire et du rein. C'est ce que l'on croie pour l'instant jusqu'à ce que quelqu'un démontre le contraire...
Le cancer du côlon se développe généralement à partir de la muqueuse du gros intestin. Il affecte surtout les personnes âgées de 50 ans et plus. Une étude publiée l'an dernier a toutefois démontré que la maladie se développait plus rapidement chez ceux qui fument et qui boivent.
De tous les cancers, c'est l'un des plus fréquents, après ceux du poumon et du sein.
Selon l'agence fédérale de santé publique, 20 800 Canadiens seront diagnostiqués porteurs de cette maladie en 2007, dont 5400 au Québec. Quelque 8700 en mourront au pays.
Rediffusion d'une note du 8 décembre 2007
Anita Koushik, épidémiologiste à l'Université de Montréal, aabattu un travail colossal avant d'en arriver à cette conclusion étonnante.
«Nous avons eu accès aux données brutes de 14 études sur le sujet, explique-t-elle en entrevue téléphonique. J'ai analysé chaque étude séparément et j'ai compilé les résultats.»
Son échantillon est énorme: 756 000 patients, qui ont été suivis entre 6 et 20 ans. Elle a mesuré leur consommation de fruits et légumes et l'incidence du cancer du côlon.
«Même en consommant un plus grand nombre de portions par jour, les risques de cancer du côlon demeuraient stables, a-t-elle constaté lors d'un entretien téléphonique. Il n'y a donc aucune incidence.»
Seuls les patients qui consommaient moins de deux portions par jour ont contracté la maladie plus souvent. C'est également le cas pour ceux qui mangeaient beaucoup de viande rouge.
En manger davantage
Alors faut-il délaisser le brocoli pour autant?
Absolument pas! répond la chercheuse. «Au contraire, on devrait en manger davantage!» Car si les produits de la terre ne réduisent pas l'incidence du cancer du côlon, ils ne l'augmentent pas non plus.
Des études montrent d'ailleurs que les fruits et légumes préviennent un éventail de maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, ainsi que les cancers de la bouche, de l'oesophage, de l'estomac, du poumon de l'ovaire et du rein. C'est ce que l'on croie pour l'instant jusqu'à ce que quelqu'un démontre le contraire...
Le cancer du côlon se développe généralement à partir de la muqueuse du gros intestin. Il affecte surtout les personnes âgées de 50 ans et plus. Une étude publiée l'an dernier a toutefois démontré que la maladie se développait plus rapidement chez ceux qui fument et qui boivent.
De tous les cancers, c'est l'un des plus fréquents, après ceux du poumon et du sein.
Selon l'agence fédérale de santé publique, 20 800 Canadiens seront diagnostiqués porteurs de cette maladie en 2007, dont 5400 au Québec. Quelque 8700 en mourront au pays.
Rediffusion d'une note du 8 décembre 2007
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