Je revis la scène en boucle
au bloc, ça revient de manière récurente, je n'arrive pas à oublier. J'ai des crises de larmes quand j'y
repense.
Il faut dire que le problème n'est pas résolu. Je n'ai qu'une partie de la réponse, il faut élucider le
reste... Je suis quasiment sûre d'avoir servie de cobaye pour le chir, sur le dossier médical il savait ce que j'avais, il savait que ce n'était rien
mais il voulait me torturer l'esprit, c'est un pervers manipulateur, un sadique, il fait souffrir ses proies. Il faut
que j'ai confirmation de tout ça mais il y avait déja un antécédent, il n'a fait que réitérer son oeuvre.
Il avait
déja fait la même chose avec un pseudo kyste et il n'inscrivait pas la même chose sur le dossier,
il gardait les
cliches et il me laissait croire que ça pouvait éventuelllement être cancéreux,
il fallait voir deux ou trois mois
après... Ensuite , il repartait avec une autre pathologie pouvant être un cancer...
Un véritable
acharnement! Faire souffrir mentalement ses proies lu procure un plaisir indéniable, c'est coutumier du fait certainement !Il a besoin de ça de faire souffrir, de se
moquer des patientes qui payent pour se faire soigner. Je pense être victime d'un choc post-traumatique qui ne s'est pas déclénché immédiatement sinon je n'aurais pas eu le courage d'y
retourner une seconde fois et de revoir B si il avait été là. Ce qui est le plus terrifaint c'est ce qu'on m'a fait subir alors que je suis une femme qui est loin d'être encore atteinte d'une
demence senile, je suis encore en pleine force de l'âge. Ils se croient vraiment au dessus des lois dans ce mileu... Je pense que plus d'une personne se serait suiccidée après tout
ce j'ai vécu, je ne suis pas suicidaire et ma maladie orpheline m'a donné aussi une certaine force pour supporter de telles épreuves.
C'est pas un seul qui a dérapé, c'est l'ensemble. C'est atroce de vivre ça avant une intervention alors qu'on peut crever si l'operation se passe mal.
Je me souviens du regard jubilatoire du chirurgien devant ma souffrance psychologique qui s'inscrivait sur mon
visage au bloc... il allait me rendre stérile en faisant cette opération, sans me prévenir ( c'est ce qui est écrit sur les analyses du labo , ce qui diffère totalement de ce qui
est ecrit sur le C O
) et les autres se foutaient de moi ouvertement. Une fois, l'opération effectuée avec toutes
les complications involontaires (peut être même volontaires , avec une telle équipe et un tel chirurgien c'est pas inconcevable), il se débarasse vite fait de sa victime qu'il
méprise, et va en chercher d'autres... et il récidive. Ses supérieurs hierrarchiques sont là pour le protéger... C'est un peu le même fonctionnement qu'un tueur en série mais il
laisse la vie. Même les enfants , il ne les aime pas mais je ne veux pas y évoquer ici... il est impitoyable avec eux aussi, d'après l'aperçu que j'ai pu en voir
.C'est inadmissible. Je revois ces pseudos soignants qui riaient comme des malades,
qui m'humiliaient, qui parlaient de moi comme si je n'étais qu'un objet ou dans une autre pièce... Je pense qu'il
y en a trois qui sont vraiment atteints dans "le lot" et que les autres étaient un peu enrôlés. A mon réveil, je découvrais que j'avais probablement fait une hémorragie, 1l ou 2 l de sang de
perdu, et personne n'a rien vu... J'ai du passer très près de la mort.
Je me dis que ça doit être affreux ce qu'endure les
vieux en maison de retraite, pas dans toutes... mais dans nombre d'entre elles. Pourquoi ne soigne-t'on pas ces desaxés ? Est ce que c'est leur travail qui les rend fous à ce point ?.
La distance qu'ils prennent avec les patients était elle trop importante, que l'autre n'est plus un sujet mais un objet ou animal qu'on peut torturer à loisir ? Je me dis que malgré
tout j'ai la chance d'être encore en vie, une chance extraordinaire, qu'ils ne m'aient pas tuée (un peu de potassium en surdose dans la perfusion, c'était ni vu ni connu). Pourquoi
leur impose t'on pas un miniumum de savoir-vivre ? Ils ne respectent pas le règlement, ils doivent être ingérables, ils doivent menacer le directeur de démissionner si on leur contraint
quoique ce soit... Ca doit être l'anarchie totale, drôle d'ambiance quand un directeur ne peut plus commander. Une fois opérée aucune surveillance.
Ils ont commis bourde sur bourde... et la cruauté au programme.
Comme toutes les victimes, j'ai honte de ce qui m'est arrivé pour mériter un tel traitement, un tel déferlement de "haine", je me sens coupable. Je me dis que je l'ai bien cherché, que
j'aurais dû me faire respecter avant et surtout ne pas aller là... Je me dis qu'en parler ça ne servirait à rien, personne ne me croirait, les gens préfèrent se voiler la face, car
la vérité ils ne pourraient pas la supporter.
Avec le recul, je me demande comment j'ai pû accepter d'être opérée dans de telles conditions.


Rediffusion d'une note du 7/08/2009
Rien à changé, je ne vais pas mieux...
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