Pourquoi certains sont méchants et d'autres plutôt gentils ou bons ? Faut-il être bons avec les gens méchants à notre égard ?
L'école, la famille, le cadre collectif dans lequel les enfants évoluent jouent un rôle considérable dans cet apprentissage du jugement et dans la valorisation des comportements généreux. En classe, au sein d'une fratrie, la gentillesse se développe plus naturellement si les adultes " pratiquent un traitement égal pour tous".
Pourtant à certaines périodes de notre vie, nous pouvons ressentir la nécessité de virer dans la méchanceté. Il peut s'agir d'une question de survie, quand nous sommes physiquement menacés dans la rue par ex. Ou bien de la nécessité d'obtenir le respect, quand par ex, nous subissons des tentatives de brimades, de harcèlement au travail ou même quand nous essayons de mener à bien une carrière et que nous sommes confrontés à des comportements malveillants de rivaux professionnels. Dans ces cas précis, l'autre ne se situe plus à côté, mais face à nous, dans une posture ouvertement hostile. La gentillesse devient dans ce cas quelque chose de nocif, nous sommes gentils parce que nous ne savons pas nous imposer et exister.
L'horizon du chômage, la précarité, des difficultés d'accès au logement, la maladie grave, tous les situations de survie favorisent la méchanceté, nous perdons notre capacité à être bon, à intégrer l'autre dans notre champ de vision et à le considérer avec bienveillance. On fait rejaillir notre souffrance sur les autres.
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