Les médecins traitants ne savent pas prendre de décisions, s'organiser, refléchir... Ils attendent que Mme Bachelot leur dise tout ce qu'il faut faire, qu'elle leur mâche le boulot.
Les médecins généralistes ne se sentent pas tous bien préparés à prendre en charge l'épidémie de
grippe qui se profile dans les prochaines semaines en France, alors que depuis jeudi , ils sont en première ligne. (c'est pas un peu dangereux de leur con fier une telle mission
) En cas de fièvre, toux et courbatures, un seul réflexe désormais,
téléphoner à son médecin de famille. Mais eux, qu'en pensent-ils ? Se sentent-ils prêts ? Bien informés ? En temps normal, ils font la confusion entre rhume, bronchite,
grippe, etc... toutes ces maladies se ressemblent tellement "Bah, c'est les mêmes médicaments ! "
«Nous n'avons pas été correctement formés, nous n'avons pas de masques, pas de solution hydro-alcoolique pour se désinfecter les mains. Et lorsque l'on appelle
l'hôpital, on nous explique qu'il faut attendre un mois avant d'en avoir, déplore le docteur Olivier Mathieu (généraliste à Amiens). Certes, j'ai reçu la lettre de
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. Mais elle ne m'explique pas comment je vais faire pour avoir une salle
d'attente dédiée aux malades de la grippe alors que je n'ai pas la place
( Roselyne Bachelot va devoir se rendre à tous les cabinets médicaux,
qu'elle réfléchisse à la place des médécins,
leurs neuronnes sont rouillés par l'âge, de 30 à 75
ans,
leur expliquer où mettre les
patients supposés atteints de la grippe A et les autres patients. Elle verra en fonction des pièces qu'ils disposent ( locaux des associé(e)s, maison d'habitation,
etc...), comment ça peut être aménagé temporairement.
Ces empotes de médecins ne savent pas se débrouiller tout seuls, ils sont perdus, elle va devoir leur répeter plusieurs fois comment
il vont devoir procéder, ils ne vont pas tous saisir la première fois, ils sont durs de la feuille à leurs âge, ils n ont plus 15 ans depuis longtemps, et ils comprennent
vite mais il faut leur expliquer longtemps. Voila à quoi mène 9 années de fac de médecine
.) ou, encore, comment délivrer du Tamiflu aux malades, alors que les pharmacies n'en ont pas encore. J'ai calculé que si les généralistes doivent vacciner toute la population française à l'automne
avec deux doses, ils seront obligés de faire 150 vaccinations par jour !» ( Ils ne feront plus que des vaccinations... et ils ne dormiront plus. En partique , c'est
irréalisable ... Il est évident qu'il faudrait que les infirmières voire les aides soignantes les aident à vacciner les patients . Peut être que les étudiants en
médecine pourraient les aider et que des chômeurs pourraient être formés à la vaccination. Le gouvernement lui aussi n'a pas réfléchi à la problématique. C'est suprenant
de voir comment les gens supposés très intelligents raisonnennt... )
Même écho de la part du docteur François Thibault (généraliste à Paris) : «Heureusement qu'il y a la presse pour
s'informer. Le reste est indigent. On nous annonce que le ministère va nous écrire. On reçoit effectivement une lettre, une seule, dans laquelle il n'y a rien de précis. ( ça lui demande trop
d'efforts le pauvre, il a pas l'habitude avec les rhumes
) Sur le site Internet du ministère de la Santé, à propos de l'indication des antiviraux, on
peut seulement lire : “Cette fiche sera disponible ultérieurement.” On nous demande de faire respecter un certain isolement pour les malades, c'est illusoire, s'agissant notamment des
enfants. On avance l'idée d'une salle d'attente dédiée, (ils vont pas tomber les mûrs mais on trouve toujours des moyens pour trouver une pièce dans
les cas de force majeure ou de s'organiser différement) c'est impossible. Heureusement, cela fait trente ans que je suis installé et je pense que la prise en charge de cette grippe ne sera
pas très différente des cas que nous avons l'habitude de traiter.»
Le docteur Alain Pariente, généraliste dans le XIVe arrondissement de Paris, se sent, lui, prêt à affronter l'épidémie qui arrive : «Je pense que nous avons été suffisamment préparés. (enfin un médecin qui mérite son titre) J'ai été informé régulièrement par mails, j'ai reçu ce matin la lettre signée Roselyne Bachelot-Narquin, demandant la participation des généralistes. J'ai reçu en 2005 des stocks de masques jamais encore utilisés et dont je me servirai le cas échéant. Par ailleurs, les patients ont bien compris qu'il s'agissait d'une maladie a priori bénigne et ils ne paniquent pas. Personne d'ailleurs ne m'a demandé du Tamiflu, à titre préventif, pour faire des stocks. Les seules incertitudes concernent le vaccin. Qui va-t-on vacciner ? Quand disposera-t-on du vaccin ? Il me semble aussi assez difficile de demander au médecin de se rendre systématiquement au domicile du malade, en cas de suspicion de grippe…»
Dans la salle d'attente du docteur Claude Bronner, pas de masques, ni de désinfectant pour les mains : le généraliste est serein face à l'épidémie de
grippe A (H1N1), mais plutôt sceptique vis-à-vis des mesures gouvernementales qui le placent en première ligne. «Notre chance est que la maladie semble assez bénigne pour le moment. Mais c'est rêver que d'estimer qu'on va contenir l'épidémie avec les mesures qui viennent d'entrer en
vigueur. Elles sont floues et difficiles à appliquer», soutient ce médecin de la banlieue de Strasbourg
Le dernier médecin me semble avoir plus de jugeotte que les autres, les autres sont comme ceux que je connais, des
médecins à qui il ne faut pas trop en demander, qui attendent qu'on leur porte tout sur un plateau, des bueaucrates non curieux et paresseux.... Ils veulent avoir des honoraires de 23
euros tous les 12 minutes pour une prise de tension, une pesée, un simulacre d'auscultation du coeur et une prescription de médicaments...
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