Des médecins qui ne sont pas charitables, qui se balancent du serment d'Hippocrate, qui ne veulent que des clients riches, du fric encore du fric et toujours du fric...
Non, je ne prends pas, je ne peux pas vous parler, je suis en consultation"Essayez la ligne suivante!",
Les médecins spécialistes seraient encore plus nombreux à boycotter les patients les plus défavorisés. Selon l'enquête, menée à Paris fin 2008-début 2009, 38% des gynécologues, 32% des dentistes et 28% des ophtalmologistes refusent les patients CMU. Les radiologues quant à eux ne suivent pas cette tendance: ils sont 5% à refuser les soins pour ces patients. Jean-François Rey, président de l'Union nationale des médecins spécialistes condamne cette attitude: "Je ne suis malheureusement pas surpris par les résultats de cette enquête. Si on est médecin, c'est qu'on a de l'empathie pour les patients, on doit donc prendre les malades CMU, comme les autres patients. Cela fait partie du code de déontologie". Ce médecin spécialiste estime que plusieurs facteurs entraînent cette discrimination: "Il y a des rendez-vous que certains patients CMU n'honorent pas. D'autre part, on constate un dysfonctionnement des caisses d'assurance maladie dans le remboursement des soins. Ce qui rend les médecins de plus en plus réfractaires à prendre des patients CMU".
L'illégalité du refus de soins
Les raisons évoquées sont souvent d'ordre administratif. Mais l'étude souligne qu'une raison financière est bien à l'origine du refus: "Fréquemment les praticiens justifient leur attitude de refus, même s'il ne leur ait rien demandé, ce qui en soit suggère un sentiment de malaise. La raison la plus souvent invoquée est la lourdeur administrative. La perte économique, si elle n'est pas évoquée explicitement découle des discours prononcés". Beaucoup mettent en avant le dépassement d'honoraires pratiqué par le médecin, insinuant que le patient ne sera pas en mesure de payer la consultation. Sachant qu'à Paris, plus de la moitié des praticiens appliquent le dépassement d‘honoraires, l'étude met en garde contre les "véritables difficultés d'accès au soin pour les plus défavorisés".
A l'évidence, il est interdit de refuser un patient en raison sa couverture santé. L'étude laisse entendre que les médecins et leurs secrétaires connaissent parfois mal la loi, et ignorent qu'ils sont dans l'illégalité en refusant les patients CMU. "Si certains professionnels ne cherchent pas à se justifier, et raccrochent rapidement, à l'inverse, d'autres accompagnent le refus de propositions alternatives, de réorientations le plus souvent vers un dispensaire du quartier, un hôpital, parfois une structure humanitaire".
Et cette discrimination n'est pas nouvelle. Une étude réalisée en 2006 avait déjà montré que 41% des médecins spécialistes n'hésitaient pas à refuser les patients CMU et 4,8% des généralistes. "Ce problème devient récurrent. Depuis le temps, je m'étonne que le Conseil national et les ordres départementaux des médecins ne rappellent pas à l'ordre nos confrères", s'agace le docteur Jean-François Rey, interrogé par leJDD.fr.
La CMU a été créée en 1999 pour permettre aux plus défavorisés de bénéficier de l'assurance maladie. Les 4,2 millions de bénéficiaires recensés en 2008 peuvent accéder au système de soins sans avance de frais. Mais visiblement, le système n'a pas encore convaincu tous les professionnels de santé. Loin de là.
Malgré ce strict cadre légal, le refus de soins est peu, voire pas sanctionné. En général, les bénéficiaires de la CMU ne portent quasiment jamais plainte, ils préfèrent chercher ailleurs un praticien plus conciliant. Malgré la possibilité offerte, depuis 2007, aux associations de patients de soutenir le recours des plaignants, très peu de sanctions ont été prononcées. Entre septembre 2007 et septembre 2008, neuf affaires ont été examinées par le conseil de l'ordre des médecins, qui ont abouti à une seule sanction disciplinaire









Je crois que le problème de fond est que la plupart des étudiants qui choisissent Médecine choisissent cette voie non pas par
amour du prochain et par l'envie de soigner, etc..., mais pour le statut quasi-intouchable, le prestige et les revenus extrêmement confortables que cette profession génère. Diminuons les revenus
de 30% et nous aurons de nouveau de vraies vocations de vrais Médecins, pour tous. C'est devenu un
business. Une simple échographie ( en dehors d'une grossesse) d'une ou deux minutes est facturée 57 euros plus le prix d'une consultation de spécialiste. Il faut compter 100 euors une
consultation chez un gynéco pour des examens de routine, des examens sommaires...
Rediffusion d'une note du 02/07/2009
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