Encore une équipe médicale, très désinvolte, qui ne prend pas connaissance du dossier, et un chirurgien incapable. Des personnes qui opèrent pour le fric, pas dans le but de guérir les malades..
Alors qu'elle devait être opérée du flanc gauche pour une hernie abdominale, une femme de 67 ans a subi le 12 juin, dans une
clinique près de Chartres, une ablation du rein qu'on lui avait greffé en 2003.![]()
La femme, diabétique, n'a plus de
rein fonctionnel et est hospitalisée depuis l'opération. Le chirurgien parle de confusion, l'avocate de la famille va porter plainte lundi.
Ça devait être une opération banale. Hospitalisée à la clinique Saint-François de Mainvilliers près de Chartres, Sefika Altintas, 67 ans, devait y subir une cure d'éventration du flanc gauche le
12 juin, pour réparer une hernie et retirer des graisses dans son abdomen. Pas de grande difficulté dans la procédure, si ce n'est que cette dame est diabétique, a
vécu onze ans sous dialyse et qu'elle a subi une transplantation du rein gauche en 2003. Mais par erreur, le chirurgien en charge de l'opération lui a retiré son organe greffé le confondant avec une tumeur,
explique le quotidien régional la République du
Centre.
Une maladresse qui a plongé la patiente dans un état grave car désormais,cette mère de quatre enfants n'a plus de rein fonctionnel. Elle a été évacuée
d'urgence par hélicoptère vers le centre hospitalier du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. Alors qu'elle est actuellement hospitalisée au service de
réanimation, ses jours ne sont pas en danger. Elle devra néanmoins être réopérée, l'intervention n'ayant
pu être menée à son terme.![]()
Une simple confusion?
Aujourd'hui, la femme et sa famille ne comptent pas se laisser faire. L'avocat de la patiente a annoncé samedi qu'elle porterait plainte lundi. Car cette erreur aura des répercussions importantes
sur la santé de Sefika Altintas. Le rein qui a été retiré a été trop endommagé au cours de l'intervention pour pouvoir lui être greffé à nouveau.
Elle devra attendre à nouveau son tour pour une nouvelle transplantation, si sa santé s'améliore. En attendant, elle devra subir de nouvelles séances de dialyse, un traitement très épuisant,
surtout lorsque l'on a 67 ans.
"On a vu le docteur dix jours avant. Il a dit, ce n'est pas une intervention compliquée.
Elle pourrait même partir en
vacances"(Un médecin incapable tient toujours ces propose rassusants, ça met le patient
en confiance immédiatement.
) a expliqué l'une des
filles de la patiente au journal local. Aujourd'hui, le praticien a changé d'avis sur l'opération.
La famille a été reçue par le chirurgien et l'anesthésiste après l'accident. "Il a mis du temps à nous expliquer ce qui s'était passé. Il a finalement dit qu'il avait confondu le rein et la tumeur",
a raconté le fils de Sefika Altintas, tout en admettant qu'il n'a
pas été convaincu. "S'il avait eu un doute, il aurait pu faire un prélèvement et faire analyser! À Paris, ils nous ont dit
qu'ils n'avaient jamais vu ça!"
Du côté de la clinique, on explique que cela ne remet pas en cause l'établissement. La
directrice de celui-ci s'est engagée à faire "toute la transparence dans cette affaire pour savoir ce qui a pu se passer" tout avouant un "cataclysme pour la famille, la clinique et
pour toutes les équipes médicales". Le chirurgien, lui, n'est plus autorisé à pratiquer au sein de la clinique.
Mais l'établissement n'en est pas à son premier drame cette année. Déjà en janvier dernier,
un bébé est mort quelques heures après sa naissance,
souligne La République du Centre. Le couple de parents a porté plainte
contre l'une quatre gynécologues chargées de l'accouchement et l'affaire est toujours en cours d'instruction
Rediffusion d'une note du 21/06/2009
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