Encore une croyance simpliste en médecine qui s'avère fausse
Les médecins prêtent bien des vertus aux fruits et légumes, mais il faut désormais en rayer une de la liste. Une étude
menée par une chercheuse montréalaise démontre qu'ils ne préviennent pas le cancer du côlon.
Anita Koushik, épidémiologiste à l'Université de Montréal, aabattu un travail colossal avant d'en arriver à cette conclusion étonnante.
«Nous avons eu accès aux données brutes de 14 études sur le sujet, explique-t-elle en entrevue téléphonique. J'ai analysé chaque étude séparément et j'ai compilé les résultats.»
Son échantillon est énorme: 756 000 patients, qui ont été suivis entre 6 et 20 ans. Elle a mesuré leur consommation de fruits et légumes et l'incidence du cancer du côlon.
«Même en consommant un plus grand nombre de portions par jour, les risques de cancer du côlon demeuraient stables, a-t-elle constaté lors d'un entretien téléphonique. Il n'y a donc aucune
incidence.»
Seuls les patients qui consommaient moins de deux portions par jour ont contracté la maladie plus souvent. C'est également le cas
pour ceux qui mangeaient beaucoup de viande rouge.
Rediffusion
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