Faut-il tout pardonner, même l'impardonnable... Voici quelques élements de réponse? Réflechissons ensemble...
Les arguments pour le pardon...
Avec la vague du développement personnel, savoir pardonner est devenu une vertu démocartique et bonne santé.
Pardonner ce serait ne pas ajouter de la violence subie à la rumination de cette souffrance, tellement intériorisée qu'on finit par se faire souffrir
soi-même. Ce serait aussi rendre possible la poursuite du lien quand celui qui a blessé l'autre est quelqu'un qu'on aime (théorie de Christophe ANDRE).
Pardonner c'est aussi regarder l'autre sans haine
C'est se séparer d'un évèment traumatisant. C'est rompre le lien de haine ou de ressentiment.
Madame de Staël disait que pardonner c'était comprendre
Les arguments contre le pardon
Le pardon a toujours eu une valeur universelle, mais aujourd'hui, il y a une tendance au pardon
universel quoi qu'aient fait les gens ( le chauffard qui a tué votre soeur à 34 ans, votre frère qui a tué sa femme, les soignants qui maltraitent votre mère en maison de retraite, votre
beau père qui a violé votre fille de 10 ans à maintes reprises, le chir incompétent qui rate ses opérations et tue la 1/2 des patients qu'il opère, votre mari qui vous
frappe et vous menace de vous tuer, votre père incestueux, les voisins qui maltraitent leurs enfants etc...)
"A toute une histoire", l'émission présentéé par Jean-Luc Delarue, j'ai entendu pour la première fois une psy qui incitait même à se venger pour se sentir mieux et être enfin
libérée de sa souffrance. Attention il n'est pas question de tuer son mari ou le garagiste... Il faut que ça reste un peu humain, même si ce n'est pas
légal.
Pardonner, ce n'est pas tendre l'autre joue, ce n'est pas se montrer un peu maso si on continue à voir l'autre...![]()
Si celui qui a commis des actes mauvais le reconnait, s'il s'excuse, s'il prend la souffrance de la victime en considération ça permet à cette dernière de sortir de sa
culpabilité. Si au contraire, l'autre ne s'excuse pas et, bien pire, fait porter tous les torts à la victime, c'est qu'il va recommencer, qu 'il trouve ça
normal. Il va rajouter de la douleur où il y a déja beaucoup. Il se montre cruel et manipulateur, un être qui n'a pas conscience du bien et du mal ou qui est pervers. Lui pardonner,
c'est cautionner son acte et l'inciter à récidiver alors qu'on doit tout faire pour qu'il n'y ait pas de prochaine victime à ce bourreau, nous encore et d'autres...
Regardez Nadine Trintignant. Sa haine contre le meurtrier, qui est très légitime, a été aussi un moyen de se débarrasser de son sentiment de culpabilité. Il y a un moment où la belle Marie
Trintignant lui a écrit un Sms " ta fifille battue", elle n'a rien vu, elle n'a pas voulu intervenir, elle n'a pas voulu entendre cet appel au secours. Elle a renvoyé au criminel la culpabilité
de ses actes et cela lui a permis d'apaiser un peu de sa souffrance d'avoir laissé faire... Elle aurait peut être pu sauver Marie si elle avait agit mais elle
était trop indifférente, elle ne s'est pas montré une mère très aimante à la réception de SMS... ou trop dépressive ou égoïste pour venir en aide à Marie.
Attendre la reconnaissance ou l'amour de ses parents toxiques, c'est avoir un comportement infantile. Et ça peut durer jusqu'à la mort. Devenir l'enfant adulte de ses parents, c'est ne plus
attendre d''eux ce qu'on voudrait qu'ils soient. Quand on souffre de la toxicité de ses parents, on n'est pas une démarche de pardon. On reste dans l'attente.
Pour pardonner, il faut s'éloigner et il vaut mieux
qu'ils ne soient plus là pour nuire.C'est vrai pour d'autres relations ( mari, cousin(e)s, voisin(es), collègues, médecin , garagiste, propriétaire, ex-mari, etc...).
On ne peut pas toujours changer les gens, surtout ceux qui sont mauvais ou sadiques ou/ et qui se croient un peu trop supérieurs aux autres humains à cause de leur position sociale et
de leurs longues études.
A vous de choisir...
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