Opération du nez
Se faire opérer du nez est toute une aventure que l'on n'entreprend pas à la légère, surtout lorsqu'elle est uniquement à visée esthétique. Comment choisir son chirurgien ? Comment se déroule la première consultation ? Existe-t-il un délai de réflexion légal ? De qui et de quoi faut-il se méfier ?
L'opération du nez à visée esthétique, ou rhinoplastie, se pratique le plus souvent dans le
privé car elle n'est pas prise en charge par la Sécurité sociale.
Elle relève le plus souvent du domaine des chirurgiens plasticiens.
Les ORL sont davantage concernés lorsque l'opération du nez doit se faire à cause d'une gêne respiratoire. Les services ORL disposent alors de tout l'équipement (scanner, IRM, matériel pour faire un bilan des voies aériennes et de l'obstruction, etc.)
pour bien explorer le problème et juger si l'opération est ou non nécessaire. En effet,
parfois, il vaut mieux un traitement médical bien adapté qu'une intervention chirurgicale qui ne donnera pas les résultats espérés. Mais plasticien ou ORL, ce qui compte le plus, c'est
l'expérience du chirurgien.
Pour en revenir à l'intervention purement esthétique, l'établissement où elle se déroule doit être agréé pour la chirurgie esthétique, selon une loi qui date de
juillet 2005 mais qui ne sera applicable qu'à partir de juillet 2007. Cet agrément correspond à certaines normes
sanitaires (matériel, salle de réveil…). Il permet d'avoir la certitude que seuls les chirurgiens peuvent opérer et que l'on ne se retrouvera pas entre les mains d'un médecin non compétent
opérant dans de mauvaises conditions.
Avant toute intervention, un minimum de deux consultations est indispensable. Elles permettent de
réaliser des photographies médicales, de les étudier avec le chirurgien et d'en discuter. Le chirurgien doit montrer au candidat à l'intervention esthétique
ce qu'il peut faire et définir la forme du nez qui sera choisie, celle qui est à la fois réalisable et satisfaisante. Il doit également réaliser un devis,
fournir une information éclairée et accorder un délai de réflexion d'au moins 15 jours. Cette période de réflexion est
une obligation légale.
Le plus souvent, le chirurgien demande à son futur opéré de signer un consentement prouvant que les informations sur l'intervention prévue ont bien été délivrées (risques de l'anesthésie, de
l'intervention…).
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Si un chirurgien propose d'opérer à la sauvette, sans délai de réflexion, tournez les talons.
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Si un chirurgien propose de masquer l'acte de chirurgie esthétique par un acte remboursable, méfiez-vous. Il s'agit d'une pratique totalement interdite et
cela met en cause l'honnêteté de ce médecin. C'est toujours mauvais signe.
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Il ne faut pas hésiter à demander au chirurgien qu'il vous montre des photos de ce qu'il a déjà réalisé.
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Si vous vous sentez en confiance, c'est bon signe. Mais si vous avez un doute, prenez un autre avis, auprès d'un confrère diplômé.
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Le bouche-à-oreille est une valeur très sûre en chirurgie esthétique. Si vous connaissez
quelqu'un qui a été opéré et qui en est très content, c'est une excellente indication.
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Attention à la publicité. Elle est interdite de la part des chirurgiens comme des
établissements. Prenez garde aussi aux sites Internet qui sont uniquement des vitrines publicitaires. Toutes les démarches publicitaires sont condamnables et suivies par la répression
des fraudes. Si les établissements font de la publicité, c'est qu'ils ont des problèmes pour
recruter des patients, que le bouche-à-oreille ne fonctionne pas car les anciens opérés ne sont pas satisfaits.
La chirurgie esthétique n'est pas une urgence. Prendre un peu de temps pour être sûr de faire le bon choix en vaut la peine.
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