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Le blog de Authentiqua

Un test à faire pour savoir si vous buvez trop, si vous êtes alcoolique

16 Avril 2013 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Vie pratique

 

C’est souvent très difficile pour un médecin de famille d’aborder le problème de la consommation d’alcool", reconnaît le docteur Daniel Rigaud, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa).

"Il est rare que le patient aborde de lui-même le sujet, ajoute le médecin. Et quand on l’interroge, il a presque toujours le sentiment qu’on lui demande s’il est ou non alcoolique.Et évidemment, il va s’empresser de répondre par la négative. L’enjeu est donc d’arriver à engager un dialogue qui ne soit ni stigmatisant ni intrusif. Mais, ce n’est pas toujours simple."

Pour permettre à chacun de faire le point sur sa consommation d’alcool, sans "tricher" face au regard d’autrui, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) vient de mettre en place un outil très simple d’utilisation, l’alcoomètre.

Il est accessible sur le site
www.alcoolinfoservice.fr, qui, au-delà du test, propose diverses informations sur l’alcool, la prévention et la santé. Information et soutien sont également proposés sur la ligne confidentielle et anonyme Écoute Alcool, au 0 811 91 30 30 (ouverte de 8 heures à 2 heures, 7 jours 7).

Appelé Audit, ce test en 12 questions a été mis au point à la demande de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le but de ce test est d’analyser ses habitudes de consommation, puis de réfléchir sur les risques et, si la personne le souhaite, de trouver des solutions en se fixant des objectifs de réduction qui soient réalistes", explique Bernard Basset, directeur général adjoint de l’Inpes.

Pour mesurer l’efficacité du test, l’Inpes a conduit une étude avec deux groupes d’hommes et de femmes, ayant une consommation moyenne de 17 verres d’alcool par semaine : un groupe a fait le test, l’autre non. "Au final, on a constaté que le premier groupe avait, six semaines plus tard, réduit sa consommation de trois verres en moyenne contre un verre pour le deuxième groupe", explique Bernard Basset.

C’est un outil qui peut surtout sensibiliser les personnes ayant une consommation problématique, mais qui sont persuadées d’être dans la norme sociale."

Pour Bernard Basset, le test s’adresse principalement aux "buveurs réguliers excessifs", c’est-à-dire à ceux consommant plus de trois verres standards par jour en moyenne pour les hommes et deux verres pour les femmes.

 

 

 

              

 

 

  

                         

 

 

 

  

 

  Rediffusion d'une note du 16/07/2010

 

 

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