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Le blog de Authentiqua

Les patients sont devenus très informés voire plus que certains médecins...

21 Mai 2013 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Sante

 

Trouver la définition d’un mot compliqué, comprendre et anticiper les effets secondaires de son traitement, avoir la réponse à une interrogation restée en suspens devient un jeu d’enfant. Sites, blogs et forums délivrent une quantité infinie d’informations vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, permettent de se renseigner en quelques clics et d’échanger avec d’autres internautes. Une vraie
révolution.

Les ouvrages médicaux destinés aux patients ne traitent souvent que des maladies les plus courantes et les explications restent assez succinctes, trop vagues, les articles sont un peu bâcles et comportant des informations erronées. Le larousse médical est conçu de la même manière, il ne peut plus satisfaire ses lecteurs... On veut de la qualité, du sérieux.

  

Le web a cette capacité de faire avancer la relation médecin-patient, de l’orienter, de la sublimer pour les médecins ouverts.

Pour les autres médecins (la majorité d'entre eux), la relation est pervertie, ils aiment les patients obéissants et crédules.Les personnes très âgées et les mères au foyer (qui n'ont pas les moyens de se payer un ordinateur et un abonnement à internet) sont des patients "parfaits" pour eux, ils continuent à leur faire aveuglément confiance et à fréquenter assidûment leur cabinet. Les maladies chroniques des retraités et la bobologie des petits (toux, nez qui pique, vaccins, maladies infantiles, piqûres de mouches, boutons sur la joue, piqûres d'orties, ongles rongés, bleus à un genou, etc) rendent des Français accros au médecin traitant, une véritable addiction au médecin traitant se créée. C'est une dépendance qui n'est pas considérée comme pathologique...  par le corps médical.:D

  

Si les dangers de l’Internet santé ont été maintes fois soulignés par la communauté médicale et la presse – inexactitude de l’information, autodiagnostics faux-  il reste indéniable qu’en 2010, ni les patients ni les médecins ne peuvent faire marche arrière.

L’exigence de précision des premiers, mieux informés, devient plus grandeLa communauté médicale était divisée entre les anti et les pro-Internet.

Avant, le médecin décidait et le patient se soumettait à ce que certains appellent le « pouvoir médical ». Un patient acceptait et pardonnait à son médecin de l'envoyer au cimetière à cause d'un mauvais diagnostic. Impossible de discuter un diagnostic ou un traitement puisque nous n’avions aucune information (au-delà de nos réseaux personnels d’amis médecins…). Pendant longtemps, la peur de déplaire à notre docteur (avec le risque d’être mal soigné,) nous poussait à ne pas exprimer nos doutes, à taire nos "infidélités", le recours à la médecine complémentaire, par exemple.

La relation est complètement déséquilibrée : le patient est fragile, il est comme un enfant qui cherche l’assentiment de son médecin, il ne veut pas lui déplaire, il ne peut pas envisager une séparation, :Dil veut être apprécié de son médecin, aimé amicalement de son médecin, :lol:il veut faire de son médecin son meilleur confident,:lol: il veut être protégé de son médecin comme un enfant l'est par une maman aimante(pendant qu'on enterrera son patient, le médecin traitant fera ses consultations payantes ou ira jouer au golf avec un "cher confrère":lol::lol:), il transfère l’autorité sur le soignant et, par narcissisme, par arrogance et par goût du pouvoir "le soignant" cherche à garder son immense pouvoir, le pouvoir de guérir mais aussi parfois, malheureusement le pouvoir de nuireMême si ce schéma perdure, Internet a permis de libérer la parole. Le patient peut plus facilement s’exprimer puisqu’il sait que des alternatives existent (alors qu'auparavant on ne lui donnait pas le choix, on lui en imposait une). La peur de déplaire cède peu à peu devant notre besoin d’échanger. Les patients sont plus documentés, moins naïfs...  

Au début, les médecins ont envisagé les pires scénarios : des patients croyant aveuglément toutes les informations trouvées sur la Toile, arrivant en consultation persuadés d’être gravement malades, « preuves à l’appui », réclamant des explications qui remettraient en cause leurs compétences…

Aujourd’hui, les choses ont un peu évolué, mais les médecins prenant des airs horrifiés dès qu’on leur parle d’Internet sont encore très nombreuxIls ne veulent pas que les patients aient accès au savoir médical. Ils se sentent encore agressés et ils n'admettent pas que leurs patients les idolâtrent moins. La  fin du mensonge par influence n'est pas pour demain, il ne faut pas rêver...

Désormais, ils ne peuvent plus façonner la réalité, en décidant seuls de ce qui est mieux pour le patient et souvent plus rentables pour eux... S’ils ne présentent pas toutes les options, Internet le fera à leur place, ce qui risque d’entamer gravement la confiance des patients...  voire la fuite définitive des patients.

 

Internet est une aubaine pour les parents d'enfants qui ont des maladies orphelines car ils peuvent eux même découvrir le nom de la maladie dont est atteint leur enfant et le faire enfin soigner... Un médecin abdique devant ce type de maladie, il ne sait pas et il ne cherche souvent pas à savoir, les maladies les plus courantes sont suffisament rentables pour lui, 23 euros toutes les 10/12 mn.:D Un médecin ne va pas se documenter pour un simple patient, "un futur légume" c'est 10 minutes de consultation point barre, il ne va pas faire des heures supplémentaires bénévolement... :D Eh oui, parfois les patients (sans avoir fait 9 années ou plus d'études de médecine) en savent bien plus que les médecins et ce sont eux qui font le bon diagnostic. Quand on cherche on trouve souvent, mais si on ne cherche pas on ne trouve jamais...

 

 

 

Rediffusion d'une note du 19/04/2010

 

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witney18 19/06/2010 10:49


c'est le droit du citoyen de s'informer et à plus fortes raisons, vus les erreurs actuelles ! bon samedi