Partager l'article ! Les médecins, chefs d'entreprises, vont-ils obtenir leur 23 euros ?: ...
Des médecins généralistes
ont fermé leur cabinet un peu partout en France, jeudi 11 mars. Les internautes du Monde.fr décrivent le malaise ambiant dans la profession, l'excès de
"paperasserie", les relations difficiles avec l'Assurance-Maladie, le manque de reconnaissance...
Médecin généraliste libéral installé depuis vingt-trois ans, je fais grève aujourd'hui pour la première fois de ma carrière. Je veux ainsi exprimer un ras-le-bol pour la non-reconnaissance de notre métier par les pouvoirs publics qui, pourtant, dans les discours, le placent comme pivot du système de soins de proximité. On nous demande de la compétence, de la permanence, de la disponibilité, de l'économie... et tout ça pour 22 euros et l'absence de reconnaissance de la spécificité de notre profession.
Médecin généraliste libéral, c'est aussi être chef d'entreprise avec toutes les tracasseries administratives de gestion que cela demande au quotidien. Les caisses de Sécurité sociale passent leur temps à rajouter de la complexité dans nos relations avec de nombreuses mesures vexatoires : elles oublient que nous sommes, au même titre que les assurés, des partenaires du système de soins et non des exécutants. Je pense aux générations futures (de médecins et d'assurés) et je veux faire quelque chose pour redonner la vocation pour ce métier aux jeunes étudiants : j'essaie de le faire comme maître de stage, mais les internes que je reçois voient bien la difficulté de l'exercice quotidien et se détournent de l'exercice libéral pour un exercice salarié plus sécurisant. Nous avons besoin de temps pour bien répondre à la demande de nos patients (demandes qui sont souvent autant sociales ou existentielles que médicales) : ce temps doit être rémunéré à sa juste valeur si on veut que la médecine générale libérale reste un métier attractif et viable.
Médecin généraliste engagé dans la formation universitaire et dans la formation médicale continue, je participe à une grève pour la première fois de ma carrière. Le métier de médecin généraliste est totalement méconnu des politiques. Ils le considèrent comme un métier mineur dont on pourrait se passer en déléguant ses fonctions à d'autres professionnels. L'Assurance-Maladie, elle, ne voit le médecin que comme un incompétent, responsable des gaspillages, et voudrait normaliser sa pratique à coups de contrôles statistiques, dénués de tout aspect qualitatif.
Par sa proximité et ses fonctions, qui vont de la prévention à la prise en charge des pathologies aiguës et chroniques à la dépendance des personnes âgées, le généraliste a une mission de service public incontournable. Plutôt que de le valoriser et de lui donner les moyens d'accomplir ses missions, les politiques et les caisses ne font que renforcer les contraintes administratives et règlementaires, aggravant la désaffection des jeunes pour le métier.
Heureusement il nous reste la considération de nos patients ! Mais cela ne suffit plus aux jeunes généralistes.
La grève actuelle n'est que la partie émergée d'un malaise de fond qui perturbe la profession depuis des années. Les conditions d'exercice des généralistes se dégradent. La pression financière et administrative des caisses d'assurance-maladie se fait d'autant plus forte que la profession n'est représentée que de manière très éclatée et ne pèse que très peu dans le rapport de forces entre administration et praticiens. D'autre part, l'exercice quotidien est rendu difficile par les tâches administratives pour lesquelles les généralistes sont mal formés, par la montée des incivilités, de la violence quotidienne qui traverse l'ensemble de la société et dont les cabinets médicaux sont des lieux d'expression. Enfin, la persistance d'une dichotomie d'exercice qui permet, par le biais du secteur à honoraires libres, aux spécialistes de maintenir leur niveau de vie et maintient les omnipraticiens dans une spirale de paupérisation, ne facilite pas la tranquillité d'esprit. Se faire remplacer ou trouver un successeur devient une gageure, seule la médecine spécialisée est attractive financièrement, et les jeunes médecins qui se destinent au métier de généralistes sont plus preneurs de salariat et d'horaires aménagés que d'exercice libéral et de semaines de 55 heures.
J'exerce la médecine générale depuis quinze ans et je suis syndiqué. Le problème majeur actuel rencontré par les médecins libéraux généralistes est le manque de confiance en l'avenir de notre profession. Comment peut-on entreprendre les investissements financiers lourds nécessaires à une installation en libéral si on n'a aucune visibilité de l'avenir ? Les hommes politiques et les caisses d'assurance-maladie passent leur temps à accentuer les contraintes sur l'exercice de la médecine générale, et on nous fait passer pour des nantis.
Le résultat de cette politique est que les médecins généralistes âgés partant à la retraite ne seront
pas remplacés, les jeunes choisissant les emplois de médecins salariés. Les généralistes restant en activité ne pourront pas absorber la demande de soins de la population (surtout rurale)
et la médecine générale libérale disparaîtra... Et passer les honoraires de 22 à 23 euros ne changera rien à cet état de fait. Il faut une
politique à moyen terme claire et pro-médecine générale, sans quoi ce sont les malades qui paieront.
Il faut reconnaitre que ce sont les médecins européens qui ont les honoraires les plus bas.
Mais est-il indispensable
de s'alligner sur les autres pays, pourquoi ne pourrions-nous pas rester une exception, l'exception française ? La durée de la consultation chez les médécins français est
beaucoup plus longue que chez leurs confrères britnaniques : 6 mn (les clients doivent se déshabiller dans la salle d'attente
). En Italie aussi, la médecine est encore plus truculente
qu'en France... Dans notre hexagone, la "médecine" pratiquée par la majorité des spécialistes de la médecine générale (ou médecin traitant) et de certains spécialistes est plus de
la fumisterie que de la médecine...
S'ils veulent être salariés ces spécialistes de la médecine générale, ils n'ont qu'à
aller travailler un mois dans un service d'urgences... Aux urgences ils manquent de bras et ils font de la véritable médecine pas de la bobologie et ils reçoivent sans rendez-vous...
La médecine doit être aménée à évoluer, on ne peut pas faire de la médecine comme on en faisait il y a 50 ans.
De nombreux métiers artisanaux ont disparus et ces artisans n'ont pas fait grève, ils ont été plus philosophes, ces artisans ont été dignes
jusqu'au bout... On ne peut pas sauver des professions qui n'ont plus raison d'exister.
D'autres avis que le mien pour vous forger votre propre avis
je conteste formellement le qualificatif "libéral" associé aux généralistes. leur revenu provient des remboursements de la sécu qui est financée par tous les Français. Ce sont en fait des fonctionnaires. Que l'état contrôle leur activité n'a rien de choquant au vu des dérapages continuels des dépenses.
honteux , scandaleux , expliquez moi pourquoi un nordiste paye autant de cotisation sécu qu'un niçois alors que l'offre médicale est incomparable :6 mois d'attente pour un spécialiste dans le nord contre 1 ou 2 mois à nice le nordiste devrait donc payer 3 fois moins cher sa cotisation sécu ! ! ! la sécu qui PAYE LES MEDECINS devrait avoir le droit de réguler le système :citez moi un autre employeur qui ne pourrait pas placer ses employés là où il en a besoin UBUESQUE ! ! c'est la France
Certains se battent, à tort ou à raison, pour leur emploi, pour leurs conditions de travail, la défense des services publics... Avec les médecins libéraux, on retrouve une bonne vieille grève, comme on les aime: DU POGNON!
Les généralistes sont en moyenne nettement mieux payés que les ingénieurs. Certes leur situation n'est pas choquante comme celle de nombreux spécialistes, mais ils sont loin d'être à plaindre. Ils ont beaucoup abusé du système, secteur 2, liberté d'installation, prescriptions très larges, arrêts maladie, ALD. Le contrôle du payeur, la Sécurité Sociale, est inévitable, et leur rôle doit être revu dans le cadre d'une réflexion globale sur la santé publique.
Plus de 5 000 euros par mois, est-ce vraiment si dramatique ? Dans la société de l'argent roi, sans doute. Ce qui est dommage, c'est que l'Etat n'ait aucun moyen d'évaluer la qualité d'exercice des médecins généralistes. Certains sont clairement investis dans leurs fonctions, font une consultation d'une heure le cas échéant toujours pour 22 euros, savent poser un diagnostic, économisent finalement beaucoup d'argent pour la Sécurité sociale au bénéfice du patient grâce à un traitement bien ciblé.
Il est rare que je soutienne une grève ou des revendications salariales; mais concernant les médecins généralistes, il faut aussi se rendre à l'évidence, le compte n'y est pas.
Ces médecins ont décidément perdu toute pudeur. Augmentés de 40%, ça ne leur suffit pas. Qu'ils se comparent à leurs clients, aux retraités qui n'ont pas été augmentés du tout. Beaucoup sont très médiocres et ils feraient mieux d'utiliser leur énergie à se mettre à jour en s'informant autrement que par les dépliants des laboratoires.
Se plaindre quand on gagne environ 5500€ par mois, avec une sécurité de l'emploi relativement élevée, un choix de ses horaires... en période de crise, cela me paraît légèrement indécent
Médecins,pour vous,l'avenir c'est faire de la politique!
Chaque période pré-électorale est propice aux demandes de rallonge,chantage habituel. Beaucoup,pas
tous, de médecins,hélas sont devenus des tiroirs-caisses surmenés. Les jeunes médecins ont-ils des appétits démesurés et des besoins de
côte d'azur bien raisonnables?
Témoignages que j'ai "volé" http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2010/03/11/les-medecins-generalistes-en-greve-ce-jeudi_1317435_3224.html#opened et http://www.20minutes.fr/article/390054/commentaires/1
Cricri_54
PASYANN
terater
pich
patoche
philoman
Pascal
philoman
Djeppetto
Si on augmente encore leurs tarfis, ils employeront un peu plus de salariés, ils agrandieront leur entreprise. Ca créera des emplois.![]()
Les spécialistes de la médecine générale ont remplacé les guérisseurs, ils sont les bricoleurs de la médecine.
Ils répondent à une demande,
leurs cabinets sont très fréquentés aux heures d'ouverture.
On est contraint de passer par eux pour aller voir un spécialiste, pour que le spécialiste perçoive les 40
euros... Il ne faut pas oublier que depuis la création du statut de médecin traitant, les vrais spécialistes ont été augmenté de 12 euros la consultation
la même année, leur consultation a passé de 28 euros à 40 euros... Ils gagnent aussi énormément sur tous
les examens qu'ils pratiquent et les prix de ces examens viennent s'ajouter à celui de la consultation, on arrive facilement à
100 euros chez les spécialites. Les spécialistes refusent, pour la plupart, des
patients qui ne sont pas recommandés par les médecins traitants, ils perdent 12 euros si le client y va directement, sans le laisser-passer de
son "cher" médecin traitant, de son tuteur médical...
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