Partager l'article ! Le rôle des médecins dans les camps de concentration...: ...
Comme dans de nombreux camps nazis, les médecins SS ont procédé à des expériences « scientifiques » sur des déportés. Ces expériences n'ont donné aucun résultat scientifique ; par contre, elles ont coûté la vie à des milliers de malheureux, assassinés dans des conditions atroces.
Le « Revier » du camp, en plus des conditions de vie infernales qui y règnent, sert également de lieu de sélection pour des expérimentations « médicales ». Au Stammlager, c'est le sinistre « Block 10 » qui sert de laboratoire. De nombreux diplômés en médecine ont donc renié leur serment d'aider et de soigner leur prochain, au bénéfice d'une idéologie meurtrière et d'expérimentations macabres. Les « médecins de la mort » les plus tristement célèbres sont Mengele, Cauberg, Rascher, Ruff, Johann Paul Kremer qui ont précisément pratiqué ces recherches à Auschwitz…
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| Le Dr Mengele à Auschwitz |
Sur ordre de la Luftwaffe, le SS-Hauptsturmführer Dr. Sigmund Rascher et le directeur de l’Institut de la médecine de l’aviation, Siegfried Ruff, mènent des expériences sur les détenus du camp de concentration de Dachau ; environ 170 mourront des suites de ces expériences. La réfrigération dans l'eau glacée en fait partie. Selon Rascher, « Pour cette sorte d'expériences en série, Auschwitz est à tous points de vue plus approprié que Dachau, parce qu'il y fait plus froid et que la taille du terrain fait qu'on attire moins l'attention du camp (les personnes qui servent de cobayes hurlent (!), quand elles gèlent). »(Lettre du SS-Hauptsturmführer Rascher au Reichsführer SS Heinrich Himmler, 17 février 1943). Pour une autre série d'expériences, le Dr. Rascher enferme des détenus dans les caissons de décompression, dans lesquels on simule des altitudes allant jusqu’à 20 000 mètres. Là non plus, on ne se préoccupe absolument pas de la mort des cobayes humains : elle fait partie de l’expérience.
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| Le « médecin de la mort » Sigmund Rascher |
A Auschwitz et Ravensbrück, le professeur Carl Clauberg, médecin-chef de la clinique de gynécologie de Königshütte, expérimente pour le compte de Himmler un procédé de stérilisation sur des femmes juives et sur des « Gitans ». Beaucoup en meurent. Condamné à 25 ans de prison en Union Soviétique, Clauberg, grâce à un accord entre Bonn et Moscou, est libéré et rentre en République fédérale d’Allemagne avec d'autres prisonniers de guerre condamnés. A nouveau arrêté, il meurt peu avant son procès.
L’exemple de l’Institut Kaiser-Wilhelm d’anthropologie, d’hérédité humaine et d’eugénisme de Berlin met à nu le lien causal entre une science ennemie de l’homme et des pratiques criminelles. A partir de 1933, son directeur, le professeur Eugen Fischer, théoricien promoteur de la politique raciale nazie, travaille étroitement avec la SS et l'Organisme SS chargé de préserver la « pureté de la race » le « Reichssippenamt ». En 1942, son élève, le professeur Otmar Freiherr von Verschuer, qui se livre à des recherches sur les jumeaux, prend sa succession. Un an plus tard, son ancien assistant, le docteur Josef Mengele devient médecin au camp d’Auschwitz. Avec l’autorisation de Himmler, Mengele participe à Auschwitz à un projet de recherche de Verschuer, financé par la Communauté de la recherche allemande. Il injecte le typhus à des jumeaux et les fait ensuite assassiner. Il envoie les préparations d’organes à Berlin, à son directeur de thèse.En 1945, Verschuer fait disparaître toutes les épreuves qui pourraient l’accuser et poursuit sa carrière à l’Université de Münster. Mengele fuit en Amérique latine où il décède en 1979. Fischer devient Président d’honneur de la Société d’anthropologie allemande…
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| Mengele et son fils Rolf au Brésil en 1977 |
D'autres médecins SS contaminent leurs victimes avec la malaria, le typhus exanthématique, la gangrène gazeuse, leur infligent des brûlures au phosphore et font des essais de transplantation osseuse.
Raoul Hilberg distingue deux catégories d'expériences : « Nous devons distinguer entre deux catégories d'expériences. La première comprenait la recherche médicale habituelle et normale, à cela près qu'elle s'effectuait sur des sujets non consentants – les « Versuchspersonen » (sujets d'essai), comme on les appelait. La seconde était plus complexe et d'une plus grande portée, parce qu'il s'agissait de recherches conduites ni avec des méthodes ordinaires ni à des fins ordinaires. Les deux types d'expériences relevaient d'un appareil administratif unique ».
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| Auschwitz I : enfants rescapés victimes des expériences |
Les premières expériences concernent le traitement de maladies telles que le cancer ou le typhus. Le meurtre de milliers de déportés réduits à l'état de « cobayes », fait déjà inacceptable en tant que tel, n'a permis aucun progrès scientifique.Dans cette catégorie, il faut citer à Auschwitz des études de l'évolution du cancer de la matrice (au moins 50 victimes), des expériences sur les phlegmons (au moins 30), des expériences sur la malaria, des expériences avec le sérum sanguin, afin d'obtenir un titre d'agglutination plus élevé, mélange de sang des groupes A II et B III, des expériences sur l'atrophie du foie, des expériences sur les brûlures (16 victimes)…
La seconde catégorie d'expériences est le prolongement direct et logique de l'idéologie nazie : il s'agit, entre autres, d'études sur la stérilisation des peuples jugés inférieurs, à l'aide d'injections ou de radiations : expériences de stérilisation sur des femmes par injections intra utérines, expériences de stérilisation sur des hommes et des femmes au moyen de rayons X (150 expériences).Le Docteur Mengele, pour sa part, se spécialise dans la recherche sur les jumeaux, absorbé par le projet délirant de multiplier la « race germanique », ses tentatives se soldent au moins par 111 victimes ; mais il y a aussi des expériences sur la modification dans l'organisme sous l'influence de la faim, des expériences avec de la mescaline pour l’obtention des aveux, des expériences par électrochocs sur des aliénés, ainsi que la fabrication de moulages en plâtre d'organes génitaux féminins prélevés sur les déportées à des fins de comparaisons raciales…
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| Auschwitz I : enfants rescapés et gravement brûlés, victimes des expériences |
De telles expériences dépassent tout entendement et peuvent apparaître comme des signes de folie chez ceux qui les ont pratiquées. Pourtant, leur nature et l'ensemble du projet nazi, en particulier le projet racial, montrent que ces expériences ne sont pas le fruit du hasard : tout comme l'extermination massive, elles sont inscrites au coeur même de l'idéologie nazie.
Les victimes sont choisies en fonction de critères raciaux ou physiques. Juifs, Tziganes ou malades mentaux font partie de cette catégorie de l'humanité que les nazis n'estiment pas dignes de vivre ; ils sont donc en général les premiers sélectionnés pour être « soignés » par les médecins de la mort. De plus, les expériences de stérilisation ont clairement pour but l'élimination progressive de certaines « races ». Les nazis estiment qu'il est préférable de garder sous la main une partie de la population concentrationnaire, préalablement stérilisée, afin de la mettre en esclavage le temps que durerait l'effort de guerre.
Enfin, le traitement de certaines maladies, les recherches sur la fécondité ou celles sur la
survie des soldats au combat doivent bénéficier uniquement aux Allemands. On peut rapprocher ces expériences du travail forcé : il s'agit d'une manière
d'éliminer une partie de la population, tout en servant directement le projet nazi, d'un point de vue « scientifique » ou économique : cela laisse apparaître le projet
nazi dans toute son ampleur : une entreprise industrielle planifiée et non pas un « dérapages malheureux » faisant partie des horreurs traditionnelles de la guerre, comme certains essaient encore de le faire croire aujourd'hui.
Ils pratiquaient aussi des opérations arbitraires aussi bien sur les malades que sur les détenus bien portants,
impliquant l'ablation de diverses parties du cerveau, de l'estomac, de la rate ou de l'intestin. Ces interventions avaient lieu dans la salle de dissection et les pièces anatomiques enlevées
étaient mises en bouteilles et conservées.
Japanese torture
Mengele, Hirt sont les noms de scientifiques nazis qui se consacrèrent à de pseudo recherches sur des cobayes humains dans
certains camps de concentration. Si ces noms sont connus en occident, celui d’Ishii l’est en revanche nettement moins eu Europe. L’Allemagne nazie ne fut
pas la seule à pratiquer des expériences sur des humains, témoin l’unité 731 de l’armée impériale japonaise.
Avec l'expérimentation médicale pour alibi, des médecins (!) japonais se
sont livrés pendant la dernière guerre à des tortures d'une telle cruauté qu'elles n'avaient vraiment rien à envier à celles de l'inquisition
L’unité 731
C’est récemment seulement que l’ampleur et l’horreur des expériences menées ont été révélées. Les agissements de cette équipe de « savants » pervers n’ont
d’égal que ceux des médecins nazis dans les camps de concentration.
Le laboratoire de la mort est installé dans l’Etat du Mandchoukuo, à Pingfan, au sud de Harbin. Son
objectif principal est la mise au point d’une arme bactériologique. A cet effet, un énorme complexe de 150 bâtiments est construit.
Au plus fort de son activité, à partir de 1938, le complexe regroupe des milliers de collaborateurs. Leur objectif principal est de mettre au point les armes bactériologiques les plus
meurtrières.
Dans un des bâtiments, le « bloc Rô », les chercheurs font des expériences sur des êtres humains.
Harbin est une ville qui constitue la source de recrutement des victimes. Soldats chinois, intellectuels ou toute personne soupçonnée d’agitation
deviennent les victimes des expérimentations japonaises.
Mais, on sait que des soldats Américains, Australiens, Néo-Zélandais et Anglais, incarcérés dans le camp de Moukden, à 500 km de Pingfan ont également été
victimes de ces savants fous.
Des envoyés délégués par les médecins ont soumis les soldats à la contagion de différentes souches bactériennes. Tous les cadavres ont été systématiquement autopsiés et les résultats envoyés à l’unité 731.
Les cobayes humains
Lorsque les prisonniers arrivent dans le bloc Rô, c’est pour ne plus en sortir vivants. Dès leur arrivée, ils deviennent des « marutas » c’est-à-dire des «
bouts de bois ». Cela signifie que l’on ne leur reconnaît plus aucune humanité. Ce ne sont que des objets à qui
l’on peut faire subir les pires atrocités.
Et l’imagination sadique des savants japonais est sans limite. Tout est bon pour améliorer les armes bactériologiques et renforcer la résistance
des soldats japonais.
Des souches sélectionnées de maladie, peste, choléra, dysenterie, typhus, sont inoculées sur des individus sains.
Après quoi, on regarde leurs effets et leur évolution. Quand un patient survit à un premier virus, un deuxième lui est injecté. Et cela continue jusqu’à la mort
dans les pires souffrances.
Des bombes à la gangrène, du cyanure, différents gaz sont alternativement essayés, sous prétexte d’étudier la durée et les formes de l’agonie.
Les effets du froid intéressent
également beaucoup les japonais. On laisse des prisonniers geler littéralement dans l’hiver mandchou, puis on tente de réchauffer leurs membres en observant la rapidité de la nécrose de
ceux-ci.
La résistance humaine est également testée : combien de temps faut-il pour qu’un être humain meurt, privé de sommeil ou de faim ou de déshydratation ?
Certaines expériences ne peuvent être légitimées par aucune rationalité scientifique. Ce sont l’œuvre d’esprits sadiques et malades :
Greffes d’animaux sur des corps humains
Exposition prolongée aux rayons X
Exposition à une surpression atmosphérique
Vivisection
Corps bouillis vifs
Shiro Ishii pratiquant une
vivisection sans aucune anesthesie ....les vivisections pouvaient durer entre 10 minutes et 3 heures.
On voit que le sadisme et/ou la folie des hommes n'ont pas de limite...
Aujourd'hui, si on avait une guerre similaire à celle de 39-45, on n'aurait aucune difficulté à trouver des médecins volontaires pour faire ce genre d'expériences, il ne faut pas se
leurrer.
Il n'y avait pas que des médecins qui torturaient, toutes les catégories professionnelles étaient représentées dans ces camps de la mort. A partir du moment où on ne voit pas en l'autre un
égal, mais un être inférieur, un être méprisable, on peut tout se permettre... même sans obéir à un ordre ou à un leader d'un groupe.
Parallèlement à ces tortionnaires d'autres se sont battus pour sauver des juifs au péril de leur vie.
Si on oublie ce passé, demain tout peut recommencer, l'homme n'est pas devenu meilleur...
En 2010, les parents maltraitants, les hommes violents, les bourreaux, les assassins, les tueurs en série sont de toutes les classes sociales.
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