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Le blog de Authentiqua

Devenons bons, nous avons tout à y gagner. Ma note s'adresse aux bons et... aux cyniques et aux assassins

26 Mai 2013 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Psychologie

 

 

Trop bon, trop con », prévient la sagesse populaire. Or, dans l’inconscient, « se faire avoir » renvoie à la passivité contrainte, à des fantasmes sexuels d’humiliation, de castration.

 

 

La méchanceté, à l’inverse, ­évoque la toute-puissance, ce qui la rend nettement plus fascinante… Car les méchants osent ce que nous ne nous permettrions jamais – sauf, peut-être, en rêve. Le monde incite à la méchanceté, la compétition est partout(travail, séduction, famille, etc). Il faudrait écraser l'autre, être "un tueur" comme on le dit de nos politiciens.  

 D’où le succès de ces chroniqueurs et présentateurs télé qui trouvent toujours la petite phrase qui tue. Les imitateurs sont cruels envers les gens qu'iis imitent (politiques , chanteurs, acteurs etc). Ou bien du docteur House, odieux aussi bien avec ses malades qu’avec son équipe… Il n'y a d'ailleurs pas si longtemps on disait "bête et méchant"...

 

La méchanceté renvoie surtout à un sentiment de frustration et l'angoisse d'être perçu comme vulnérable. Dans cette optique, les méchants sont des insatisfaits, des névrosés méchants et des psychotiques méchants qui tentent d'échapper à leur mal-être en se vengeant, en se vengeant sur leurs semblables. Rien de très glorieux ni d'admirable...

 

Pas de gentillesse possible sans une bonne image et une réelle estime de soi. Les gentils ne sont pas forcément des béni-oui-oui : « La gentillesse n’exclut pas l’indignation et la révolte quand elles sont justes, précise Jacques Arènes. Ce n’est pas de la guimauve, elle implique aussi la conscience du mal, de la jalousie, etc Elle “fait avec” les forces de désintégration à ­l’œuvre dans toutes les relations humaines. C’est en cela qu’elle est efficace. » On se souvient des coups de gueule de l’abbé Pierre, admiré par ailleurs pour sa bonté et sa générosité. Aujourd’hui, c’est sans doute le dalaï-lama qui incarne le mieux ce mélange subtil de force et de pacifisme, de résistance et de tolérance.

 

 

La gentillesse est un pari ! L'autre peut abuser de nous, profiter de nous. Nous n'avons aucune garantie, c'est un risque à prendre. Surtout si l'autre baigne dans un environnement dominé par les rapports de force, qui a ancré en lui la conviction qu'un gentil est forcément un faible, un être méprisable, un sot...  Dans sa tête, il pense que si nous étions des personnes bien et rusées nous l'écraserions avant qu'il nous attaque.

 

 

 

Un site qui va peut-être vous intéresser après la lecture de cette note

 

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.actsofkindness.org/&ei=cx7QS7XbI4eqnAPrrsScDg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CBUQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3Dactsofkindness%26hl%3Dfr%26sa%3DX

 

Il ne faut pas perdre de vue que la gentillesse n'exclue pas la fermeté, ni le respect de soi-même. La gentillesse ne doit pas nous conduire au sacrifice de nous-même et elle doit nous permettre de riposter avec des "armes" similaires à nos adversaires ( 'les mots qui tuent").

 

 

Les gens n'attendent qu'une chose c'est qu'on soit gentil et qu'on le soit avec eux.

 

 

 

           

 

 

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