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Le blog de Authentiqua

Faut-il refuser de réanimer tous les bébés prématurés de moins de 26 semaines et les euthanasier ?

22 Avril 2013 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Actualites

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser mourir, ou pas, des bébés nés bien trop tôt n'est pas une question simple pour certains. Comment débrancher ce qui n'est pas branché ? Leur faire une injection de potassium bien dosée ?

 

Aucun soignant n'a de boule de cristal pour prédire à coup sûr l'avenir du nourrisson, chaque cas est unique.

 

En 2006, les soignants ont proposé l'arrêt des soins à Sandrine. Selon la conviction des blouses blanches, un nouveau-né très prématuré va mourir ou finir polyhandicapé.  Sandrine a compris immédiatement que la décision des médecins reposait sur des fondements assez fragiles. Sandrine et son mari ont refusé l'arrêt des soins. Mathis a 5 ans, il ne souffre d'aucune séquelle.

 

Il est bon de savoir que la néonatalogie est le parent pauvre de la médecine.

 

A l'heure actuelle, la médecine est incapable de savoir pourquoi un accouchement sedéclenche ni comment l'interrompre. En gynécologie, on ne sait pas grand-chose, cette spécialité médicale n'en est qu'à ses balbutiements.

 

L'industrie pharmacologique ignore les prémas, pas assez rentable pour elle.

 

Avant de poser la question de la frontière d'âge acceptable pour réanimer un enfant, il faut travailler sur la qualité des soins et des traitements offerts aux prématurés et évidemment sur l'aide apportée aux familles.

 

Les bébés arrivant avant 8 mois de grossesse représentaient 5,9 % des naissances en 1995 et 7,2 % en 2003.

 

De manière générale, plus les prématurés naissent tôt, plus les risques sont importants. Pour les prématurés nés avant le 7e mois de grossesse, 40 % d'entre eux présentent une infirmité motrice ou sensorielle, à l'âge de 5 ans. Un tiers ne marchait pas ou avec l'aide d'une tierce personne et 1/3 avait également un score de capacités cognitives inférieures à la moyenne.

 

En pratique, on ne réanime pas un nourrisson né avant 24 semaines d'aménorrhée, il est orienté vers les soins palliatifs. Un bébé naviguant à 25 semaines, les médecins demandent parfois l'aval des parents pour le réanimer.

 

Les bébés nés à 26 semaines sont réanimés d'office. A ce stade, statistiquement, le risque de séquelles graves décroît de manière importante. Hélas, ce n'est pas toujours vrai : Mattéo né à 29 semaines. Réanimé sans l'avis de ses parents, il est aujourd'hui tétraplégique.

 

 

SOS préma est révoltée par ces euthanasies ou ces refus de réanimation : "Un enfant ne se résume pas à un QI ajouté  à une capacité motrice, ce n'est pas non plus l'objet de ses parents ! C'est un être humain fragile, que la société a le devoir de le protéger, peu importe les coûts". SOS préma est contre l'eugénisme à petite échelle.

 

La psychologue Myriam Dannay de SOS Prema va plus loin encore : "Laisser le choix aux parents de ne pas réanimer leur petit revient à leur proposer d'appuyer sur la gâchette. Une telle décision s'avère extrêmement culpabilisante et délétère, bien plus que le ressentiment à l'encontre des blouses blanches qui décident pour eux".

 

 

 

 

  Rediffusion d'une note du 03/06/2011

 

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